hot ‘N’ cold
Mercredi, midi,
J’écris en pensant à Anna. Le soleil pénètre à plein jet par la fenêtre de mon petit appartement. Le printemps prend de plus en plus emprise ici dans la métropole. Le printemps, ça s’ignifie beaucoup pour moi, car l’été je peux enfin faire autre chose que de passer ma vie dans mes livres…haha! j’exagère car ceux qui me connaissent savent que je ne suis que trop peu assidu dans mes livres, mais tout de moins l’été je me sens libre.
Libre de lire quoi je veux, quand je le veux. Libre de décider de partir courir ou nager sans me sentir mal de perdre du temps précieux dans mes livres. Libre de sortir un mardi soir et de faire la fête jusqu’à 4h du matin. Oh que oui! Dans un mois, je pourrais respirer cette liberté. D’ici là, je me contente d’essayer de m’évader en rencontrant des gars, qui se révèlent tous plus insipides les uns que les autres.
À moins que ce ne soit moi qui soit insipide?
Je ne crois pas. Par contre, je saurais reconnaître que je ne suis peut-être pas le plus fidèle, ni peut-être pas celui qui sait le plus ce qu’il veut. Des fois je fréquente les mêmes gars à répétition. Chaque fois je me dis que c’est la dernière fois que je le vois, qu’il ne correspond pas à ce que je recherche et pourtant quelques jours, semaines, ou mois plus tard il retontit dans ma vie, pour en ressortir plus vite que la dernière fois encore. J’appel se phénomène en moi la girouette. Même chose quand une date potentielle se propose pour venir passer du temps avec moi, je me dit toujours qu’il y en a peut-être un mieux qui m’attend. Mon syndrôme de la girouette ne peut être qu’amplifier à cause d’internet, source énépuisable d’homme en rut…
Je vais vous définir mon syndrôme de la girouette. Mon syndrôme va au-delà de mon incapacité à savoir ce que je veux d’un homme, mais il modifit constament ce que je veux pour moi. Ce que je veux faire à la Maîtrise, où je veux rester. Lorsque vient le temps de m’habiller, tout va bien les jours ou je me sens bien dans ma peau, mais au moment ou je me sens gros, plus rien ne va, la girouette revient et se change 10 fois avant de quitter la maison. Même chose au restaurant. Quand je suis en terrain connu je mange toujours les mêmes chose, alors que dans un nouvel endroit je me pose des questions sur le menu des dizaines de minutes. Imaginez moi dans un magasin, souvent, même après une demie-journée passée dans les magasins je reviens bredouille à la maison. J’en suis rendu au point ou je me demande si Katy Perry ne devrait pas venir dans mon salon me chanter sa chansonnette…
’cause you’re hot and you’re cold | you’re yes and you’re no | you’re in and you’re out | you’re up and you’re down | you’re wrong when it’s right | you’re black and it’s white
OK! Je sais me contrôler quand même. Ce texte avait pour but d’exorciser mon problème de girouette, mais ce problème fait que je me pose beaucoup de question des fois, au point où je ne m’en pose plus du tout d’autres, ce qui me pousse à faire les plus douces folies, comme celle de partir voir Anna au milieu d’une semaine d’école. Reconnaître la girouette en moi ne fait que m’aider à grandir, contrôler mes insécurités, car veut veut pas, je suis plus fort que cela ne paraît! Et pour ceux qui mettrais tout cela sur le dos d’un manque de confiance en-soi, je dis BYE, car ma confiance, je l’ai bâti à coups d’épée contre tout les moulins à vent de la Terre tel un don quichotte errant…
Dan.
