Kamasutra et huiles
Aventure tordue d’un samedi après-midi moche, gris, pluvieux. J’ai eu envie, d’amener de force Zach dans un boutique érotique. Bon alors, déjà la, je m’attends à recevoir des commentaires, des petits préjugés établis par la société. Peut-être en fait, que ce sont non pas des préjugés, mais plutôt une petite gêne. Alors, je rentre, toute contente de pouvoir aller fouiner dans la boutique, Zach entre avec quelques pas de retard sur moi. Début de la parethèse, bon, les gars, j’aimerais juste vous dire que ce n’est pas grave si vous êtes gênés ou mal à l’aise d’aller dans un sex shop, on va même trouver ca mignon, mais s’il-vous-plaît, cesser de trouver des défaites et de jouer aux mecs que rien ne leur dérange si ce n’est pas le cas, merci ! Fin de la parenthèse.
Alors je suis la seule fille dans cette boutique aux jouets un peu plus osés. Ah non j’oubliais la vendeuse qui nous accueilles avec un grand sourire prête à tout, comme un scout, pour que nous repartions tout plein d’idées coquines en tête. Mon premier malaise est survenue lorsque mon regard s’est posé sur les lubrifiants. La gentille vendeuse s’est approché de moi pour me demander si j’avais des questions. Non, je n’avais pas de questions. En fait je me suis demandé si j’étais normale d’avoir voulu entrer à cet endroit mystérieux. Est-ce que ca veut dire que je suis insatisfaite inconsciemment ? La réponse est non. Quelle fut ma surprise lorsque celle-ci m’a demandé pour quelles fonctions j’aimerais l’utiliser. Je n’ai pas vraiment répondue et elle s’est mise à me défiler les options, pareil aux annonces de Saint-Hubert où le menu est décrit trop rapidement. Silence. Je lui dis que je vais regarder le reste. Voilà, c’est moi qui fini avec un malaise en bout de ligne lorsque je me rend compte que les vieux de la boutique me regarde intensément depuis tout à l’heure. Lorsque mon regard croise les leurs, il retourne lire attentivement la descriptions des films ou des gadgets qu’ils regardaient. Comme si c’était dur à comprendre. Un film de cul, ne détient aucune histoire véritable, alors on s’en fou pas mal de la description. Pour les gadgets, bien l’utilité première n’est pas difficile à deviner il me semble.
Alors un peu choquée face à ces vieux pervers, qui n’avait qu’une chose en tête, je sors du magasin, sans sac, ni achats.
