Méli-Mélo…
Fin de session oblige…je délaisse le blogue je l’avoue. Non pas par manque d’intérêt, rassurez-vous, mais plutôt à cause d’un manque de temps dans mes journées trop remplies. Je crois qu’en fin de session on devrait vraiment pouvoir obtenir du sommeil en capsule et rallonger les journées à 30 hrs.
Un air marabou, café à la main, yeux cernés, je regarde mon écran. Je deviens excentrique. Pourquoi est-ce que la fatigue s’empare de moi à ce point ? En une journée, je crois que j’ai pu me mettre à pleurer trois fois et ce, pour un rien. Le pire en fait, j’éclate en sanglot pendant plusieurs minutes, sans explication logique. Je deviens totalement tannante en fin de session ce qui m’énerve c’est que moi-même je n’arrive plus à me supporter. Alors comment font les autres ? Comment fait mon copain ? Je ne sais pas, je ne veux pas le savoir, du moment qu’il me supporte à ma place, je n’en demande pas plus.
Puis, une déception, plus profonde, plus sincère, un pincement au coeur. Bruno a quitté ma vie. Ce n’était pas un choix de ma part, mais c’est plutôt lui qui a décidé pour moi. J’aurais du le savoir. Je ne peux pas vouloir deux choses en même temps. Mais bon, c’est la vie, il ne possède plus une place de choix dans mon cellulaire. Ce qui me dérange dans tout ça, c’est que moi, je pense encore à lui. Je pense encore plus à lui depuis qu’il est plus distant. En fait, je l’avais oublié jusqu’à temps qu’il revienne dans ma vie il y a de cela quelques semaines en me téléphonant et en discutant avec moi quelques heures. Pourquoi revenir hanter ma vie pour ensuire disparaitre une seconde fois.
Pourquoi est-ce que je veux toujours la seule chose que je ne peux obtenir ?
Je dois l’avouer, hier soir, en colère, je lui envoyer une rafale de sms, qui habituellement la moitié suffisent pour faire fuir n’importe qui pour jamais, alors je crois que j’ai signé mon arrêt de mort. Je suis la seule à blâmer dans cette histoire ridicule, car c’est moi qui suis tombé dans le piège.
Bon pour me consoler je peux me dire la bonne vieille expression ; un de perdu, dix de retrouvés. Toutefois, je suis en couple. Alors je me contenterai de me dire à moi-même de cesser de tomber en amour avec l’amour, d’arrêter une fois pour toute de vouloir toujours plus, telle une faim insatiable,vorace, en sachant très bien que je me répète cela pour rien. Moi, Anna, je devrai arrêter d’aimer Bruno, cesser d’aimer l’amour et vivre le quotidien. Sinon, je devrai choisir autre chose.
Merci fin de session de me faire sentir non pas saine d’esprit, mais tourmentée plus que jamais.
